Allongé à même le sol
plusieurs ombres autour de moi
chuchotent qu'elle prennent l'envol
je le leur montre alors du doigt
elles s'enfuient encore
dans la nuit et le vent
vers ma douce qui s'endort
avec ses ombres, paisiblement
les miennes derivent
dans le ciel sans nuages
d'un monde où grouille l'orage
dans l'éther jusqu'à la rive
elles s'épanouissent dans l'azur
gonflé de joie et d'air pur
se rassemble pour former
cet être tant aimer
elles batifolent jusqu'à ta fenêtre
te regarde , indiscrète
dormir si joliment
dans ton brocard d'argent
elles entrent alors dans ta chambre
se blottissent contre ton corps
le réchauffe de leur mains d'or
aux discret reflets d'ambre
jamais ma douce ne seras seule
tant que mon amour vivra
et que mes ombres seront la
jusqu'au deuil du trépas